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La ministre d’État aux Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, et son homologue marocain, Nasser Bourita, se sont entretenus samedi 29 août à Luanda, en Angola. Les discussions ont notamment porté sur la coopération entre Kinshasa et Rabat, la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et la prochaine tenue de la commission mixte à Kinshasa.

La rencontre s’est tenue en marge des activités de l’Union africaine organisées dans la capitale angolaise autour du renforcement des mécanismes africains de prévention et de règlement des conflits. Dans ce contexte régional marqué par plusieurs crises sécuritaires, les deux responsables ont également abordé des questions régionales et internationales.

Selon le ministère congolais des Affaires étrangères, les échanges ont porté sur le « renforcement des relations bilatérales entre Kinshasa et Rabat », ainsi que sur la tenue de la commission mixte à Kinshasa. La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC figurait également parmi les sujets examinés.

Cette commission mixte constitue l’un des cadres de dialogue entre les deux pays. Les discussions préparatoires menées précédemment avaient notamment porté sur des secteurs tels que la diplomatie, la sécurité, l’éducation, la recherche, la culture, le commerce, l’investissement, l’agriculture et la santé.

Au-delà de la coopération bilatérale, les deux ministres ont échangé sur les enjeux liés au multilatéralisme et aux questions inscrites à l’agenda du Conseil de sécurité des Nations unies. La RDC siège depuis janvier 2026 comme membre non permanent de cet organe pour la période 2026-2027, avec notamment l’ambition de porter des préoccupations africaines au sein de l’instance onusienne.

À l’issue de l’entretien, Nasser Bourita a réaffirmé la position de Rabat en faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Le chef de la diplomatie marocaine a également présenté la prochaine commission mixte comme une étape importante dans le développement des relations entre les deux pays.

La rencontre de Luanda intervient alors que la question de la paix et de la sécurité dans la région des Grands Lacs reste au centre des initiatives diplomatiques africaines et internationales. Les travaux de l’Union africaine à Luanda sont eux-mêmes consacrés au renforcement des mécanismes de prévention et de résolution des conflits sur le continent.

Pour Kinshasa et Rabat, l’enjeu est désormais de traduire les engagements politiques en actions concrètes, notamment à travers la commission mixte annoncée à Kinshasa et la poursuite du dialogue sur les questions régionales.

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