Le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Dr Mateus Kanga Londimo, a lancé mardi 22 septembre 2026 à Kisangani la campagne de vulgarisation de l’édit portant réglementation du secteur funéraire dans la province. Cette initiative vise à faire connaître les nouvelles règles encadrant notamment les cérémonies funéraires, le transport et la conservation des corps ainsi que les conditions d’inhumation.

L’activité s’est tenue à l’espace des Martyrs, où le président de l’organe délibérant provincial a insisté sur la nécessité de mieux encadrer les pratiques liées aux obsèques. Pour Mateus Kanga, cette réforme répond à plusieurs dérives observées lors de certaines cérémonies funéraires à Kisangani et dans d’autres parties de la province.

« Nos morts méritent respect et dignité », a déclaré le président de l’Assemblée provinciale, présentant cette réforme comme une réponse aux pratiques qu’il juge incompatibles avec le respect dû aux défunts et aux familles endeuillées.

Selon lui, certaines cérémonies donnent lieu à des nuisances sonores, à l’occupation des voies publiques, à des comportements qu’il qualifie d’inacceptables, ainsi qu’à des situations affectant particulièrement les veuves et d’autres personnes vulnérables. Ces appréciations sont celles exprimées par le président de l’Assemblée provinciale dans le cadre de cette campagne de vulgarisation.

L’édit adopté par l’Assemblée provinciale en juin prévoit un encadrement du processus funéraire, depuis le décès jusqu’à l’inhumation. Il fixe notamment des règles relatives au transport des dépouilles, à l’organisation des cortèges et cérémonies, à la gestion des cimetières ainsi qu’au respect des normes sanitaires.

Le texte prévoit également des sanctions à l’encontre des personnes qui ne respecteraient pas les dispositions établies. Les autorités provinciales avaient notamment annoncé des mesures concernant les nuisances sonores durant les funérailles, avec une interdiction du tapage nocturne entre minuit et 6 heures du matin.

La vulgarisation constitue ainsi une étape préalable à l’application effective de ces nouvelles dispositions. Selon les informations communiquées lors de l’adoption de l’édit, une période de six mois avait été prévue pour permettre à la population, aux autorités locales, aux confessions religieuses et aux organisations de la société civile de prendre connaissance du contenu du texte, tandis que son entrée en vigueur était fixée trois mois après sa promulgation.

Cette réforme intervient dans un contexte où l’organisation des funérailles fait depuis plusieurs années l’objet de préoccupations à Kisangani. Les autorités provinciales souhaitent notamment limiter les perturbations de la circulation et les troubles à l’ordre public tout en renforçant la protection de la dignité des défunts et des familles.

Pour Mateus Kanga, l’enjeu dépasse donc la seule organisation des cérémonies. Il s’agit également de faire connaître aux citoyens leurs droits et obligations afin que les nouvelles règles puissent être appliquées de manière compréhensible et progressive.

La campagne de vulgarisation doit ainsi permettre aux différents acteurs concernés de mieux maîtriser les dispositions de l’édit avant son entrée en vigueur. L’Assemblée provinciale entend, à travers cette démarche, accompagner la réforme par un travail d’information auprès de la population de la Tshopo.

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